Marie-Martine Schyns en intégration

 

 

 


Photo : Inès Guillaume (ExCo - 2C4)
 

La ministre de l’Enseignement Marie-Martine Schyns a rencontré les écoles de Bastogne. Interréseaux, intégration et expansion au menu.

Un article de Thierry LEFEVRE

Intégrer des élèves de l’enseignement spécialisé au sein d’écoles dites normales est une dynamique qui prend de l’ampleur d’année en année avec des résultats probants tant pour les enfants accueillis que pour l’ensemble des écoles hôtes, que ce soit les élèves ou le corps enseignant. La ministre de l’Enseignement de la Fédération Wallonie-Bruxelles, Marie-Martine Schyns s’en est rendue compte lors de sa visite dans différentes écoles de la commune de Bastogne.

Après une matinée d’étude au bassin enseignement qualifiant – formation – emploi du Luxembourg belge concernant les formations à mettre en place face aux besoins, la ministre a fait escale à l’école communale de Noville.

Au Mardasson

L’occasion de découvrir une intégration totalement réussie, mais aussi le travail via un tableau numérique du projet «twictée» (le partage de dictée avec d’autres écoles avec la possibilité de corriger l’autre, mais aussi de lui proposer des défis orthographiques).

Rendez-vous ensuite à l’école du Mardasson, la branche d’enseignement spécialisé de l’ELCAB (enseignement libre catholique de Bastogne), pour une rencontre avec les responsables de cette école qui mène des projets d’intégration dans les écoles normales, 47 dans des écoles primaires et 37 dans des écoles de tous les réseaux de la région. «Cette dynamique est en croissance exponentielle,souligne la directrice, Mme Thiry.Toutefois, nous devons composer avec moins de périodes vouées à l’intégration alors que nous devons aussi gérer la coordination de tous ces projets qui nous mènent parfois jusqu’à Vielsalm.»

«Pourquoi ne pas se baser sur un même principe de coordination qu’au CEFA, lance le directeur de l’Indsé 1er degré, Patrick Delsalle.

«Avec un même P.O., c’est plus facile»

Il poursuit avec l’expérience positive menée dans son école. «Les élèves qui sont en intégration sont inclus dans les classes et les accompagnants travaillent avec eux, mais pas seulement. L’apport de cette démarche se répercute aussi pour tous les élèves, mais aussi pour les enseignants qui sont sensibilisés et cherchent d’autres techniques d’apprentissage et adaptent sa pédagogie. Le nœud de la réussite, c’est aussi le fait d’appartenir au même Pouvoir organisateur. On se rencontre et on n’a pas peur de dire si des choses ne fonctionnent pas. On aimerait encore mener d’autres projets, notamment à la sortie des classes de différencié pour proposer un projet spécifique pour les élèves, avec des formations sans faire distinction des réseaux où les cursus sont donnés.»

Une démographie en hausse constante

L’arrondissement de Bastogne est le deuxième en Wallonie-Bruxelles qui propose une démographie des plus galopantes (après Bruxelles). Cela se répercute sur les différentes écoles de la ville. À l’école du Mardasson, des conteneurs sont déjà installés pour accueillir quatre classes et d’autres vont venir s’y adjoindre, des conteneurs de qualité, parfois de bien meilleure qualité que de vieilles classes. À l’école maternelle de l’institut Saint-Joseph, on retrouve également des classes dans les conteneurs. Mais c’est à l’athénée royal que les investissements les plus conséquents ont eu lieu avec, il y a peu, des investissements pour l’école maternelle et l’ouverture au mois de septembre de huit nouvelles classes et d’une salle d’étude pour le secondaire. «Le besoin en bâtiments se fait ressentir, notamment au niveau de l’Indsé; il doit répondre à l’appel à projets qui va être lancé et il a sans doute des chances d’être retenu», annonce la ministre Marie-Martine Schyns.

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