Le Déclic

C'est quoi Le Déclic ?

"Écrire des articles destinés aux élèves de l'école ça vous intéresse ?" 

quelques mains se lèvent dans la classe pour dire oui, une réunion est programmée. 

On discute "Vous voulez écrire par rubriques ou chacun écrit selon ses inspirations ?"

Quelques semaines plus tard on se retrouve pour concrétiser "La publication pour décembre c'est envisageable ?"

Quelques semaines de plus et nous vous présentons notre journal: Le Déclic.


Sulli f(x) : Une nouvelle victime du cyberharcèlement 

Ecrit le vendredi 22 novembre 2019

Le 14 octobre 2019, Sulli, ou de son vrai nom Choi Jin-Ri, a été retrouvée sans vie à son domicile. La jeune femme, connue pour avoir fait partie du groupe sud-coréen f(x), se serait suicidée pendant la nuit du 13 au 14 octobre à l’âge de 25 ans. Son manager, qui s’était alarmé de ne pas pouvoir la joindre, s’était rendu sur place et avait découvert le corps inanimé de Sulli dans son appartement à Séoul en Corée du sud. À l’arrivée des secours, il était déjà trop tard. De toute évidence, ce sont ses troubles de l’anxiété ainsi que sa dépression qui l’ont poussée à mettre fin à ses jours. Mais quelles étaient les causes de ses troubles ?

Principalement les commentaires haineux qu’elle recevait continuellement sur les réseaux sociaux. En effet, l’actrice Sud-Coréenne était violemment critiquée pour son engagement féministe, qui la faisait passer pour une rebelle en Corée du sud. Sulli était alors l’une des seules célébrités dans ce pays à avoir milité pour la légalisation de l’avortement ainsi que pour permettre aux femmes de vivre selon leurs propres choix. Il paraît dès lors tout à fait improbable que dans un pays développé et démocratique, les droits des femmes ne soient pas reconnus et surtout acquis. Choi Jin-Ri s’était souvent exprimée sur cet harcèlement ainsi que sur l’impact que ce dernier provoquait dans sa vie personnelle. Elle avait alors expliqué que c’était principalement à cause de ces violences sur les réseaux sociaux qu’elle avait mis un terme à sa carrière de chanteuse pour se tourner vers sa deuxième activité professionnelle, à savoir sa carrière d’actrice. Elle avait aussi plusieurs fois lancé des appels à l’aide auprès de ses fans et de son agence, mais personne ne l’avait prise au sérieux ni aidée.


Tout cela nous montre que le cyber harcèlement, même si on n’en parle pas, reste un problème majeur dans la société actuelle, autant en Corée qu’en Belgique. Quotidiennement, on entend parler de personnes qui se suicident ou qui tentent de mettre fin à leurs jours à cause de la malveillance de certains individus. Ces derniers, grâce aux réseaux sociaux, pensent pouvoir déverser leur haine et leur mépris sur d’autres en toute impunité. Mais il faut être informé que les harceleurs ou toutes les personnes qui postent des commentaires haineux peuvent être poursuivis en justice, il serait illusoire de croire pouvoir échapper à d’éventuelles poursuites. Qui plus est, se venger sur d’autres personnes par jalousie ou pour d’autres motifs ne les aidera pas à se sentir mieux dans leur peau.

Comme le montre le récent décès de Sulli, le cyber harcèlement touche tout autant les célébrités. Cependant, malgré l’impact que la nouvelle a eu dans la communauté internationale, d’autres célébrités sont toujours attaquées et critiquées par ceux qu’on appelle communément les « haters ». Par exemple, Bang-Chan, un membre d’un autre groupe sud-coréen, à savoir Stray Kids, a reçu des messages lui demandant de se suicider, car lui le méritait et pas Sulli.

Choi Jin-Ri était non seulement une actrice et une chanteuse talentueuse, elle était aussi une sœur, une cousine ou encore une enfant qui a laissé derrière elle une famille à jamais détruite. Tout cela pour vous dire que chaque vie est précieuse et que personne n’est seul face au cyber harcèlement ou même les violences en général. Si vous ou une autre personne en êtes victimes, parlez-en et faites-vous aider. Il existe des tas de personnes à même de vous venir en aide comme des psychologues, des membres du « PMS », votre famille, vos amis ou encore la police en dernier recours. 

Je tiens d’ailleurs à rappeler que dans notre école se trouve une cellule d’écoute auprès de laquelle vous pouvez vous tourner en cas de problèmes d’intégration ainsi que de la cellule « Graine de bienveillance » pour les cas de harcèlement.

Iris Wirard, 6GT5

 Stop au féminicide

 Ecrit le dimanche 25 novembre 2019

‘’Stop”, ce simple mot était le cri de détresse que poussaient 10.000 personnes à Bruxelles et 49.000 à Paris les samedi 23 et dimanche 24 novembre.

La raison de ces rassemblements, elle est là depuis toujours mais jamais ce problème n’a su être totalement réglé. Nous l’avons sûrement aperçu dans le titre d’un article, dans le slogan d’une affiche ou encore sur une image circulant les réseaux sociaux : la mort de femmes sous les coups d’un homme.

Ces mots sont rudes mais vrais : depuis 2017, au moins 100 femmes ont perdu la vie en Belgique, tuées par leur conjoint ou ex-conjoint.

En France, le ministère de l’Intérieur recensait 121 crimes sur conjoint en 2018, soit environ un 1 décès tous les 3 jours.

Ces femmes ne meurent pas seules : elles partent avec leur enfant parfois encore dans leur ventre, elles partent avec leur vie, leurs rêves et leur liberté. 

D’après “ Stop féminicide”,  ces 100 décès ont rendu au moins 67 enfants orphelins et provoqué 11 décès d’enfants dans un contexte de violence conjugale en Belgique. 

Vous connaissez sûrement des associations luttant contre ces actes d’horreurs, vous pensez peut-être que leur aide est efficace mais dans les faits, elles ne suffisent pas. Ce qui provoque la colère de ces 59.000 personnes, c’est l'inaction de notre gouvernement : ce que ces manifestants attendent, ce sont des mesures budgétisées, plus de réactivité des cabinets ministériels, ainsi qu’une véritable politique de prévention car d’après les revendications de “ Mirabel”, une association fédérative, inciter les victimes à parler n’est pas suffisant, il faut améliorer leur accueil, leur sécurité et leur accompagnement.

Un autre problème, présent dans plusieurs pays Européens dont la Belgique, est qu’aucune donnée officielle sur les féminicides n’est fourni. En effet, l’Etat ne comptabilise pas le nombre de féminicides. Le suivi de la responsabilité des auteurs de ces actes reste également minime. 

Il existe bien sûr d’autres formes de violence envers les femmes comme le harcèlement de rue, les discriminations au travail et dans les salaires, les cas de viols, les trafics d’êtres humains, l'esclavage sexuel… il y a tellement de forme de violences que l’on pourrait en oublier certains. Le plus grave ne serait pas justement ces oublis ? Mais jamais toutes ces femmes n'oublieront ces souffrances gravées dans leur chaire et dans leur âme pour le restant de leur jours.

Cet article a pour but de vous mettre en garde, même si d’autres organisations le font déjà comme l’organisation CPVCF, l’asbl Praxis ou encore le CVFE, n’oubliez jamais, que vous soyez homme ou femme, que nous avons tous droit à la liberté de vivre et ce, sans violence.
                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                              Audrey Libert, 6GT5


Notre excursion à Bruxelles

La classe de 6gt5 est partie 2 jours à Bruxelles début novembre. Cette excursion avait pour but de nous faire découvrir le fonctionnement de l’Union européenne et nous a permis de rencontrer Philippe Lamberts ce qui était très enrichissant pour notre curiosité personnelle mais également pour la suite de nos cours de Géographie et de Français. Nous avons aussi pu visiter le parlamentarium et nous mettre dans la peau de plusieurs députés européens. Quelques élèves ont accepté de raconter ce qu’ils ont pensé de ces deux jours et leurs impressions après les activités

1. Peux-tu expliquer en quelques mots ce que nous avons fait durant ces 2 jours ? 

Nous avons visité le musée de la maison européenne, c’était chouette car on devait chercher les informations pour compléter le questionnaire par nous-même et nous pouvions avancer à notre rythme. L’après-midi, nous avons rencontré Monsieur Lamberts, député européen représentant les Verts. Ensuite, nous avons pu en savoir plus sur le Parlement et visiter l’endroit. C’était assez impressionnant ! Le lendemain, nous sommes allés au Parlamentarium où nous avons fait un jeu de rôle. C’était un peu dur au début mais une fois qu’on s’est mis dans la peau des députés c’était vraiment bien. Le musée de la monnaie est la dernière activité que nous avons faite.. C’était très intéressant car on a pu en apprendre plus sur d’où vient notre argent, comment repérer un faux billet…

C’était un voyage très enrichissant sur le fonctionnement de l’Europe. (Célia L) 

2. En quoi consistait le jeu de rôle au Parlamentarium ?

C’était un jeu de rôle dans lequel nous devions nous mettre à la place des députés européens. Nous avions été répartis dans différents partis politiques (Solidarité, Traditions, Liberté…). On nous a fait part de deux propositions de lois, l’une était en rapport avec la consommation d’eau et l’autre en rapport avec l’implantation de la puce. A partir de ce moment, nous nous sommes mis dans la peau des députés pour prendre en compte l’avis du parti et non le nôtre concernant ses propositions de lois. Le jeu était interactif, chaque personne avait un téléphone qui le guidait à travers une pièce, avec celui-ci, on recevait des messages et des conseils qui nous aidaient à trouver des arguments pour nous imposer face aux autres partis lors des débats. A la fin, chaque personne devait voter pour l’acceptation de la loi. Nous avons finalement réussi à nous mettre d’accord sur la loi de la consommation d’eau mais pas pour l’implantation de la puce. (Carole I)

3. Nous avons appris de nombreuses informations à propos du parlement et de l’euro durant ce séjour à Bruxelles. Peux-tu nous raconter une chose qui t’a marquée ?

J’ai réellement apprécié le musée de la banque centrale de Belgique car nous avons appris comment différencier un vrai billet d’un faux. Et nous avons également appris beaucoup d’informations concernant le fonctionnement de cette banque avec la banque centrale européenne. (Léna D)

4. Nous avons rencontré Philippe Lamberts. Qui est-il ? Et comment était cette rencontre ? 

Philippe Lamberts est un député écolo. C’était une super rencontre car nous avons pu lui poser presque toutes les questions que nous voulions et que nous avions préparées au préalable. Il a toujours répondu du mieux qu’il pouvait, avec des mots très simples et surtout de manière très détaillée. Le seul point négatif est que nous n’avons pas pu lui poser la totalité de nos questions car il était fort pris par le temps. (Camille S)

5. Pourquoi notre classe et pas les autres ?

Nous avons choisi de partir avec votre classe car c’est la seule que nous avons en commun Mme Fairon et moi-même en 6e et que cela s’intègre parfaitement dans nos cours respectifs de  formation géographique et sociale et de français quant aux partis politiques belges et européens. Cela s’inscrit donc dans notre projet transversal et nourrit, du moins nous l’espérons toutes les deux, votre éducation citoyenne.

Par ailleurs, en tant que titulaire, j’aime organiser une excursion en début d’année pour fédérer le groupe et établir avec lui une relation autre que celle purement scolaire ; je crois que de ce point de vue, nous pouvons dire que ça a plutôt bien fonctionné, l’ambiance du groupe était excellente. (Carole P)

6. Qu’as-tu le plus préféré dans ces 2 jours ?

J’ai vraiment bien aimé le Parlamentarium car nous étions actifs tout le long et pas simplement assis à écouter. Avoir l’occasion de voir l'hémicycle était aussi très impressionnant. Pour finir, l’ambiance entre nous était très sympa durant les deux jours surtout la soirée au restaurant et à l’auberge. (Lise C) 

Ce que j’ai préféré dans notre séjour à Bruxelles, c’est, tout d’abord, le fait que nous soyons partis seulement avec notre classe. Ces 2 jours ont renforcé nos liens et l’ambiance était super. On s’entend tous très bien ! J’ai l’impression qu’après cette excursion, tout le monde s’est un peu dévoilé (ce qui est très positif évidemment). Ensuite, les activités étaient aussi super intéressantes et celle que j’ai préférée était le jeu de rôles. Dans ce jeu, nous étions dans la peau de députés et nous devions négocier une loi. Ce jeu était super intéressant mais surtout très constructif car nous avons appris beaucoup de choses. (A refaire) La visite du Parlement était également très impressionnante. En bref, ce séjour est à refaire à 100% avec les classes qui suivront ! (Faustine K)

Anaïs Louis et Zoé Lecomte, 6GT5


Roman Polanski : Doit-on séparer l’homme de l’artiste ?

Carte blanche, le 24 novembre 2019

Roman Polanski est un réalisateur, producteur, scénariste et acteur  franco-polonais. Il a reçu de nombreuses récompenses notamment quatre Césars du meilleur réalisateur entre 1980 et 2014. 

En 1977 il est condamné par la justice américaine dans une affaire d’abus sexuel sur mineur. Il a fui les Etats-Unis et est considéré comme un fugitif par Interpol. Dans les années 2010, plusieurs autres femmes l’accusent de violences sexuelles qui se seraient produites dans les années 1970. Mise à part celle de 1977, Roman Polanski nie toutes ces accusations.

Depuis sa première accusation pour le viol de Samantha Gailey, une adolescente de 13 ans, onze autres femmes ont témoigné contre Roman Polanski. La dernière en date a mis le cinéma français sous silence.

La question la plus récurrente dans cette affaire amorce de vifs débats.

À l’heure où Roman Polanski reçoit divers prix pour son dernier film “J’accuse” (notez l’ironie de la situation) beaucoup se demandent si nous devons séparer l’homme de l’artiste ?

Évidemment être un violeur n’enlève pas à Roman Polanski son talent de réalisateur. Pourtant voir un violeur récompensé pour son métier en connaissance de cause met mal à l’aise, et même colérique, pourquoi a-t-il encore le droit d’exercer son métier ?, pourquoi n’est-il pas derrière les barreaux ?

L’équipe du film “J’accuse” s’est elle aussi retrouvée mal à l’aise et a stoppé sa campagne de promotion suite à la nouvelle.  Jean Dujardin, par exemple, a refusé de se rendre au JT de 20h où il était invité afin de parler du film; de plus un enregistrement avec Louis Garrel (qui joue le rôle du capitaine Dreyfus) n’a pas été diffusé.

Lorsque les manifestants scandent “Polanski violeur, cinéma coupable, public complice” peut-être faudrait-il penser à toute l’équipe qui a travaillé pour ce film. Les acteurs, les techniciens ... méritent de voir leur travail regardé outre le fait que le réalisateur soit un criminel. Le film mérite-t-il le boycott général?

Bien sûr il serait totalement absurde de le récompenser mais nous ne devrions pas exclure l’idée de le regarder.

Un jour Roman Polanski devra arrêter de fuir ses actes et être jugé pour ses crimes. 

Elena Genon, 6Gt5


“Une projection dans le futur nous pousse à apprécier l’instant présent”

 

Ecrit le dimanche 25 novembre 2019

Le mardi 5 et le vendredi 8 novembre ont été exposés les projets de chaque élève de 6GT5 sur son propre futur parcours professionnel. C’était pour l’examen de religion donné par Monsieur Cara en collaboration avec le cours de Français donné par Madame Pierret qui elle, cotait la manière dont nous nous exprimions à l’oral. 

Malgré le fait que ce projet était évalué, nous avons pour la plupart pris beaucoup de plaisir à lui faire prendre forme mais surtout à le présenter à la classe. 

J’ai trouvé cela très touchant de voir le futur de chacun quelque peu tracé. 

Nous ne pouvons nier le fait que nous vivons une année formidable jusqu’à présent,  nous sommes en Rhéto, c’est LA dernière année du cycle secondaire, une ambiance agréable et bienveillante veille dans 

notre classe et nous avons d’un côté hâte de partir pour vivre une future aventure remplie de découvertes mais de l’autre, nous redoutons la séparation. Premièrement, entre nous les étudiants mais aussi, on l’avoue, avec l’équipe de profs avec lesquels nous avons, d’une certaine manière, tissé des liens durant les deux années de classe active et transversale. L’objectif premier de ce projet était de nous aider à nous trouver une voie, quelle qu’elle soit. Elle changera sans doute pour certains d’entre nous ou se profilera pour d’autres. Il est sûr que nous avons pu nous imaginer un futur possible mais nous avons, avant tout, pu, pendant ces quelques heures, prendre du recul sur ces deux belles années qui s’écoulent à toute vitesse et réaliser qu’il est important d’en apprécier chaque instant présent. 

Pauline Van de Putte, 6GT5
 

Infos utiles 

 


La révolte de Daliya Akter 

Dans la classe de 5GT5, nous avons beaucoup étudié dans différents cours  les conditions de travail dans les pays en voie de développement et plus précisément dans les usines de textiles. Après notre visite des locaux Oxfam à Bruxelles le 25 novembre dernier, on a décidé d’écrire cet article pour sensibiliser l’ensemble de l’école aux injustices pratiquées dans ces usines.

Son histoire 

Daliya Akter est une jeune adulte, de 25 ans, travaillant dans le domaine du textile depuis 6 ans qui tente de lutter contre les mauvaises rémunérations au Bangladesh, comme le fait de ne pas recevoir de paiement pour les heures supplémentaires prestées. 

Son parcours ressemble au parcours de beaucoup de ces jeunes ouvrières, elle est née dans un petit village près de Barisal.  À l’âge de 19 ans, elle est venue à Dacca, la capitale du Bangladesh pour y trouver du travail.

Elle a commencé en tant que domestique puis elle s’est dirigée vers une usine de prêt-à-porter mais les conditions dans lesquelles elle travaille ne sont pas différentes des 4 millions autres salariés dispersés dans les 4500 usines au Bangladesh. 

Son combat

Certains congés et heures supplémentaires n’ayant pas été payés, elle et les autres filles de son atelier se sont révoltées. 

Elle a pris contact avec une association qui lui a fait prendre conscience de ses droits fondamentaux au travail. Elle a pu comprendre à quel point ses conditions de travail étaient pénibles.

Pour mettre cela en oeuvre, elle a collecté des signatures grâce à la connaissance de militants syndicaux. Cette pétition avait pour but de créer une section syndicale dans sa propre usine.  

Observations des conditions actuelles

Grâce aux nombreuses recherches réalisées dans nos cours, à l’excursion Oxfam à Bruxelles et au récit de cette jeune fille, nous pouvons observer que les conditions de travail dans les usines, des pays en voie de développement sont mauvaises, au Cambodge par exemple une usine qui fournissait H&M s’est effondrée en mai 2013, ce qui avait causé 23 blessés.

Aussi nous observons que les salaires sont trop bas, actuellement le salaire minimum s’élève à 8000 takas c'est-à-dire 83 euros par mois. Les conditions d'hygiène ne sont pas respectées et les normes de sécurité sont pratiquement inexistantes. 

Suite au drame du Rana Plaza en avril 2013 qui a bouleversé le monde entier, de nombreux articles et documentaires ont mis en évidence les réelles conditions de travail des ouvrières du monde entier.   

”Made in Bangladesh” 

Le 4 décembre 2019 le film “Made in Bangladesh” est sorti en France.

Ce film est inspiré de l’histoire réelle de Daliya Akter, elle-même dit qu’elle peut s’identifier au personnage principal et a aidé à la réalisation de ce film.

Ce film dénonce au grand public sans secret comment vivent les ouvrières au Bangladesh. 

 

 Changement en vue

Le Bangladesh, deuxième plus grand exportateur de vêtements du monde, ambitionne que d’ici 2023 le secteur de textile gagne 20 milliards de dollars en plus qu’actuellement. Aujourd’hui la valeur de ce secteur est de 30 milliards de dollars par an.

Depuis le 6 janvier 2020, des milliers d’employés font grève suite aux nombreuses injustices. Un travailleur avait trouvé la mort lorsque les forces de l'ordre avaient tiré des balles de caoutchouc et des grenades lacrymogènes sur 5.000 manifestants pendant une des manifestations. À Ashulia, près de la capitale Dacca, des véhicules blindés et des centaines de policiers gardaient les usines du plus grand centre textile du pays. Un message était diffusé par haut-parleur et disait: "aucune violence ne sera tolérée".

Le gouvernement bangladais a négocié un compromis le dimanche 12 janvier entre les syndicats et fabricants pour mettre fin au conflit social, convenant d'une augmentation pour les ouvriers situés dans la partie intermédiaire des grilles salariales. Actuellement le seul vrai changement est une augmentation de 20 takas (0,20 euros) sur leur salaire. 

Le combat de ces ouvriers et les nombreux articles, documentaires sur ce sujet accélèrent le procédé d’amélioration et de changement.      Des améliorations se font petit à petit, malgré que les droits fondamentaux du travail, de l’homme,... ne sont pas encore assez respectés dans le secteur de textile dans ces pays en voie de développement.  

Comment pouvons nous aider ?

Nous, en tant que consommateurs cherchons sans cesse à avoir le prix le plus bas. Les industries, elles, veulent augmenter leur marge bénéficiaire le plus possible. Tout ceci fait que l’argent que nous voulons économiser et que les entreprises veulent gagner est retiré du salaire de ces ouvriers et de l’infrastructure dans laquelle ils travaillent. Le consommateur a la possibilité de changer les choses en changeant ses habitudes. Une idée  par exemple est que nous pouvons chercher une alternative telle le label “fairtrade”, qui aide les ouvriers quotidiennement. Les produits seront certes plus chers suite à la rémunération équitable mais est-ce que vous ne pensez pas que cela le vaut bien ? 

 

Norah Pothaar et Flavie Jaumain, 5GT5

 

 

 

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