Carnaval 2010: Inde (par Régine Decoster)
Ce voyage en concerne deux, en quelque sorte.
Je pars avec quelques élèves, invitée par Fanny Desvachez, originaire de Baclain (Gouvy), élève à l’INDSE. Elle est active dans le JM Oxfam et a été sélectionnée comme seule belge il y a presque 2 ans pour faire son BI (Baccalauréat international- soit le 3ème degré des humanités dans le système belge) près de Pune, à 5heures en jeep de Bombay.
Il s’agit d’un ‘United World College’ (il en existe 12 dans le monde), créé par un allemand après la 2ème guerre mondiale dans l’idée que, pour construire la paix dans le monde, il est nécessaire de se connaître. Au sein du ‘Mahindra UWC’ cohabitent 70 nationalités, dont 40 % d’autochtones. Les sélections nationales sont très dures et le programme très diversifié ; des cours classiques de 7h30 à 13h30, puis des activités (choix obligatoire de 5 activités parmi le théâtre, le sport, le service du feu, la biodiversité, l’environnement, les actions sociales…).
Voici où commence notre deuxième voyage : si nous dormons et mangeons dans le collège très sécurisé, sur une colline, nous expérimentons chaque jour une activité sociale avec un bénévole responsable ‘humanitaire’.
C’est seulement après une semaine d’activités diverses que nous avons sélectionné démocratiquement les projets que nous désirons soutenir aussi financièrement, grâce au bénéfice du souper pour l’Inde du 5 février 2010.
Ainsi, nous avons creusé une tranchée dans une cour de récréation d’école primaire pour permettre l’écoulement de l’eau qui l’inondait et fait un don de 600 euros, qui permettra la rénovation (urgente !) de la moitié des bâtiments.
Cette école d’Asde est une école rurale qui intervient dans un projet plus vaste (Manavya) d’irrigation et d’éducation pour empêcher l’exode rurale vers les ‘slums’ (bidonvilles) des grandes villes, et qui s’occupe d’instruire les femmes des bidonvilles de Pune (nous avons pu y aller). Il faut savoir que la petite ville de Pune abrite une population de ….. 2m.. d’habitants alors que Bombay en abrite 29 millions !
En réalité, tout ce qui est au nom de l’INDSE a été donné à des dirigeants et responsables indiens, principalement des femmes comme Malavika, qui nous a permis de nous rendre dans les slums de Pune.
Finalement et comme toujours, une réflexion sur l’aide aux pays émergents s’impose (ndlr : il ya une formation provinciale le 27 mars à Libramont-Colupa sur ce sujet) et une des manières de comprendre de l’intérieur les problèmes est bien évidemment de rencontrer les autochtones et de partager en collaboration avec eux l’ébauche et l’aboutissement de nos projets.